Whatever Works

whatever_works

Réalisé par Woody Allen
Avec Larry David, Evan Rachel Wood, Ed Begley Jr.

Bande Annonce


Synopsis

Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a raté son mariage, son prix Nobel et même son suicide. Désormais, ce brillant misanthrope vit seul, jusqu'au soir où une jeune fugueuse, Melody, se retrouve affamée et transie de froid devant sa porte. Boris lui accorde l'asile pour quelques nuits. Rapidement, Melody s'installe. Les commentaires cyniques de Boris n'entament pas sa joie de vivre et peu à peu, cet étrange couple apprend à cohabiter. Malgré son esprit supérieur, Boris finit par apprécier la compagnie de cette simple jeune femme et contre toute attente, ils vont même jusqu'à se marier, trouvant chacun leur équilibre dans la différence de l'autre.

Un an plus tard, leur bonheur est troublé par l'arrivée soudaine de la mère de Melody, Marietta. Celle-ci a fui son mari, qui l'a trompée avec sa meilleure amie. Découvrant que sa fille est non seulement mariée, mais que son époux est un vieil excentrique bien plus âgé qu'elle, Marietta s'évanouit. Pour détendre l'atmosphère, Boris emmène Melody et sa mère au restaurant avec un ami, Leo Brockman... (Source: Allocine)


Critique

Nouveau film de Woody Allen qui marque le retour du réalisateur dans sa ville fétiche (New York). Comme d'habitude, le réalisateur nous offre une délicieuse tranche de vie. Ici, celle de Boris Yellnikoff, un génie misanthrope exécrable et à la fois, tellement attachant qui rate un peu tout dans sa vie: son mariage, un nobel et même son suicide.

Anti-héros par excellence, Boris, parfaitement incarné par un Larry David inspiré mais peu habitué aux longs dialogues 'allenien', s'en sort avec brio. La prestation d'Evan Rachel Wood, très réussie elle aussi, est à contre courant des rôles habituels qu'elle a pu jouer et elle est vraiment très drôle dans son personnage de jeune fille ultra naive et un peu sotte. Boris et Melody n'ont rien en commun; leur rencontre, qui petit à petit se transformera en relation amoureuse, est complètement contre-nature et est du à la destiné (un thème fétiche de Woody Allen qu'on avait déjà pu voir dans son film Match Point).

Malgré son ton relativement joyeux, le film explore le thème de l'amour trans-générationel, celui des relations charnelles et amoureuse ainsi que le sens de la vie (et de la mort). Comme d'habitude, les dialogues sont savoureux et hilarant, tout comme les situations quasi-surréalistes qui arrivent à nos protagonistes. L'humour, parfois mordant, croque le cynisme sans jamais réellement s'y abandonner. L'ambiance du film, typiquement (et caricaturalement) New Yorkaise, est agréable bien qu'un peu trop "irréaliste". Le seul reproche qu'on pourra faire à ce long-métrage, c'est d'être un tantinet trop stéréotypé et un peu "surjoué"... quasi théâtral même.


Ce Whatever Works nous montre à quel point Mr Woody Allen n'a rien perdu de son immense talent de réalisateur en réalisant une comédie diablement amusante.

17/20.

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